14 Novembre 2013
Je débarque dans cette ville au petit matin. Je pense que c'est à partir d'ici que je vais prendre le rythme laotien. C'est à dire se lever à 6h.
A peine arrivée, j'aime déjà l'atmosphère qui s'en dégage. Un calme y règne. Les gros véhicules sont interdit à la circulation dans la ville. Tuk tuk, motos et vélos se partagent l'asphalte. La ville est belle par son architecture et ses bâtiments anciens (inscrite au patrimoine de l'unesco depuis 1995). Cette péninsule est entourée du Mékong et de la rivière Nam Kham. Les collines se dessinent tout autour. La brume en tapisse leur sommet. Cet endroit me captive et j'ai hâte de l'explorer.
J'y reste trois jours plein à me balader, errer dans les rues. J'ai même l'impression de jouer à un jeu qui pourrait s'intituler ainsi : trouver les temples. Il y en a tellement. Ils ont tous leur charme, le petit détail qui te fait toujours apprécier ce que tu vois (peintures religieuses, mosaïques statue de bouddha, un jardin, un agencement un peu différent).
Il y a aussi ce grand monastère Wat Xieng Thong, ses deux musées l'un qui présente les différents groupes ethniques du Laos et l'autre c'est le palais royal. Un petit exercice pour grimper au That Chomsi de là-haut une vue exceptionnelle sur le Mékong et la campagne environnante.
Ma croisière sur le Mékong (3 min) consiste à le traverser via un bac qui flotte je ne sais comment. De l'autre côté de la rive je me fait une boucle à pied qui passe par le village puis sort rapidement dans la campagne. En chemin nombreuses haltes pour visiter les temples et monastère. Wat Chomphet surplombe une colline est offre une vue sur le fleuve et sur Luang Prabang. Un très beau lieu pour la méditation. Puis le retour par une route en terre au milieu de la végétation tropicale.
Luang Prabang
Un grand moment de beauté lors de mon séjour ici se réalise à 5h30 lors du traditionnel Tak Bat. C'est au jour à peine levé que moines et novices sortent de leur monastère en ligne, pieds nus. Ils arpentent les rues où ils reçoivent les offrandes des laotiens souvent sous forme de boules de riz collant (sticky Rice). Un instant sortit du temps, un silence parfait. Un instant magique par son importance religieuse. Les moines montrent leur choix de pauvreté, un grand moment d'humilité. Un instant touchant que j'aurais l'occasion de revivre plus loin sur mon parcours.
Je ne peux finir cette article sans une note culinaire. Rien de mieux qu'un petit verre sur les berges du Mékong ou encore goûter à un des nombreux fruit shake que les marchandes des stands proposent accompagné d'un succulent cake (la pâtisserie est reconnue ici pour être la meilleure du pays). Les dîners au marcher de nuit sont des moments de rencontre et de partage avec étrangers et locaux mais aussi de tester les spécialités tel le "fish lemon grass" un régal.
Voilà trois jours bien remplis. Mon entrée au Laos commence vraiment fort. Maintenant cap vers le nord à la découverte de ses nombreux groupes ethniques.