1 Octobre 2013
Après la chaleur étouffante de la jungle, on change de cap pour s’envoler vers un petit coin de paradis à l’eau turquoise et au sable fin : Welcome In Perhentians Islands.
Pour y aller notre bateau a dû se sentir pousser des ailes ... turbo en route on décolle du siège à chaque seconde, à chaque vague, les mains transpirent, l’estomac en prend un coup mais l’ile se dessine et heureusement on arrive, ouf ...
On découvre la merveille qui s’ouvre à nous : une eau limpide avec ce sable blanc et ces petites baraques en bois tout le long de la plage. Au milieu de l’ile une forêt dense est belle et bien là pour quiconque voudrait s’aventurer et rencontrer serpents et autres créatures peu sympathiques.
En arrivant il y a le choix entre la grande ile Besar ou la petite ile Kecil. En haute saison, mieux ne vaut pas prendre Besar si on cherche solitude et dépaysement parce que c'est plutôt soirée, foule et musique. En cette période à moins d'un mois de la fin de saison nous on a les avantages sans les inconvénients alors en route pour Besar.
Les logements sont aussi plus chers que sur la côte. Partout il est écrit réservez à l’avance mais, chose jamais faite avant donc on n'allait pas changer nos bonnes vieilles habitudes. Comme toujours la chance nous sourit puisqu’un bungalow pas cher nous attend avec vue sur la mer.
Petit bungalow simple mais, qui nous suffit amplement pour y dormir et regarder Grey’s Anatomy les soirs d’averses !
Ici la tradition ce sont les dîners dans les restaurants le long de la plage où tous les soirs des BBQ de poissons sont proposés avec en prime les pieds dans l’eau. On se faisait une joie d’y gouter mais le premier soir ce ne sont pas les pieds dans l’eau mais sous la pluie diluvienne que l'on mange !
L'arnaque la mousson n’est pas censée arriver encore hein !
Le vent était tellement important que nous étions trempées jusqu'aux os mais la pluie ne nous a pas coupé l’appétit.
Les iles de Malaisie sont réputées pour la plongée sur des sites magnifiques avec des prix défiants toute concurrence alors c’est l’occasion de passer son premier niveau.
Virginie pas à l’aise, restera au masque et tuba pendant que je m’inscris à la formation ; trois jours avec un instructeur parlant français en privé c’est le luxe (et surtout l'avantage de fin de saison).
Premier jour c’est 5h de vidéos et de tests que j'avale mais après c’est la récompense. Au programme, des plongées avec exercices en tout genre et me voilà capable d’enlever le masque sous l’eau et de le remettre (eh eh), de nager yeux ouverts sans masque, d’utiliser la boussole ... pleins de choses qui t’envoient une décharge d’adrénaline à chaque fois et qui te rendent bêtement fière !
Certes je n’étais pas aussi à l’aise que ces touristes tous foufou à l’idée de plonger mais ils font peur en répétant sans cesse « Ne jamais oublier de respirer, ne pas faire d’apnée, risque mortel »
Avec mon métier et les mauvais souvenirs me voilà pas très à l'aise mais, finalement quelle sensation géniale quand, une fois dans l’eau, tu dégonfles ton gilet et tu te sens t’enfoncer dans l’eau. Voir le fond marin se rapprocher de tes pieds, 18 mètres plus bas et se retrouver nez à nez avec les poissons et les coraux, avancer dans ce calme, admirer et ne penser à rien.
Des moments rares où mon esprit se déconnecte et se libère de tout et ce sentiment de légèreté.
Ce fut une expérience unique et maintenant j’attends le jour ou je vais replonger et retrouver ces sensations. Bémol quand je lis que ce sont les sites les plus beaux du monde, je reste sceptique. Je crois que la barrière de corail vaut bien plus le détour et comme je suis en Australie peut être bien que je vais y aller tiens !
Pendant que j’étais sous l’eau, Virginie a profité des eaux limpides et des poissons avec une sortie snorkeling où elle en a pris elle aussi pleins les yeux et même vu des tortues, veinarde !
Puis on ne compte plus les baignades dans la mer, aucune peur d’avoir froid dans l’eau. Sensation étrange et inconnue jusqu`à ce jour que de rentrer dans une eau aussi chaude. Trente degrés c’est assez rare par chez nous, on se sent comme des petits poissons dans l’eau !