31 Mai 2013
Changement radical d'environnement cap sur la pampa amazonienne. L'aventure commence dés La Paz avec un vol de 45 min dans un petit avion d'une centaine de places. Heureusement qu'il y a une vue immanquable sur la cordillère et le lac titicaca pour nous faire oublier les vibrations et le bruit. Un atterrissage en ricochet plus tard, nous voici à Rurrenabaque sous un beau soleil et l'humidité du climat tropical. S'en suit 3h de piste c'est à dire du tape cul digne d'un parc d'attraction. Au bout de cette route toute droite : Santa Rosa et le Rio Yacuma. Nous embarquons sur une barque avec tout notre bardas et prenons place sur des transats rudimentaires pour 2h de navigation à observer faune et flore du coin : plusieurs races de singes, tortues, différents types d'oiseau, capybars. C'est trois jours seront pour certains d'entre nous un vrai défi émotionnel. Sensations fortes lorsque nous nous approchons à quelques centimètres des caïmans et crocodiles qui se font dorer la pilule sur les berges du Rio ou ceux qui prennent un bain à côté de la barque. Comme si cela ne suffisait pas... allons chasser visuellement le caïmans de nuit. Armé de notre lampe torche et du produit anti moustiques nous voici de nuit dans une barque à repérer les yeux brillants de ces bestioles. Le lendemain c'est au tour de l'anaconda. Nous sommes lâchés dans la pampa. Avec nos bottes de sept lieux, nous crapahutons dans les marais où l'eau monte à la limite des bottes, où les racines joueuses nous manquent de nous faire tomber tête la première dans ce bouillon parfois nauséabonde. Nos efforts seront récompensés par la trouvaille de deux anacondas. Les hommes arrivent à les sortir des racines, pour leur défense un des deux urine et defeque le tout dans une odeur a vous retourner l'estomac. Je ne peux m'empêcher de faire une petite photo souvenir avec ce reptile. Rien de bon qu'un repas pour nous remettre de nos émotions et c'est réparti pour la pêche aux piranhas. Au début c'est plutôt pêche aux poissons chat mais Sophie nous sauve en attrapant le seul et l'unique piranhas que l'on goûtera le soir même ce n'est pas un poisson succulent. Mais quelle journée, Indians Jones serait jaloux. Le dernier jour est consacré aux dauphins roses. J'étais bien motivée pour nager avec eux mais devant cette eau trouble infestée d'araignées d'eau, du peu de dauphins, un tentiner froid ( nous sommes loin des 35 degrés mais plutôt des 20)... Je passe mon tour à Ludo et juliette. L'apres midi est consacré au trajet retour à Rurre qui est toujours aussi long et douloureux pour notre arrière train et notre dos. S'en suivra une journée off avant de prendre un minuscule avion (on dirai un jouet) pour le retour à La Paz. A nous cinq, nous prenons la moitié de l'effectif a bord. 30 min de vol, mais c'est largement suffisant ; nous avons l'estomac retourné par les trous d'air et les turbulences. L'arrivée à la capitale est mouvementée. Le centre est bloqué non pas par les blocus mais par la fiesta ; aujourd'hui c'est le 25 mai !!!! Alors c'est les défilés en costume traditionnel de chaque régions et ceux jusqu'au bout de la nuit. Pas mal comme dernière soirée avec Sophie, Olivia, Juliette et Ludo avant la grande séparation.